Réserves matrimoniales, droits de la femme et humanités numériques en Afrique
ARGUMENTAIRE
(Version française)
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Les réserves matrimoniales constituent l’une des dimensions les plus méconnues et malconnues ; mais aussi les plus structurantes, de l’histoire sociale africaine ancienne et contemporaine. Elles désignent, au sens large, l’ensemble des pratiques, savoirs, valeurs et dispositions qui encadraient la place de la femme dans les sociétés précoloniales : éducation des enfants, organisation de la vie familiale, gestion des ressources domestiques, transmission culturelle, médiation sociale, préservation de la paix et participation à la régulation économique. Ces « matrimoines » représentaient de véritables vecteurs du pouvoir féminin, inscrites dans des pratiques intergénérationnelles et reconnues comme fondements de l’équilibre social.
Ces systèmes, loin d’être figés ou folkloriques, formaient une architecture sociale cohérente où la femme disposait de pouvoirs concrets, souvent occultés par les récits coloniaux et par la narration contemporaine de l’hégémonie patriarcale. Les responsabilités confiées à la femme, qu’il s’agisse de la gestion de la reproduction sociale, des rites de transmission, des ressources culinaires et thérapeutiques ou des mécanismes de pacification, constituaient autant de formes d’autorité, de légitimité et de contrôle symbolique au sein de la communauté.
Toutefois, une rupture profonde s’est opérée depuis le début du XXᵉ siècle. Le contact colonial, la diffusion des modèles sociaux européens, l’adoption de législations exogènes et les reconfigurations économiques ont entraîné un affaiblissement progressif de ces réserves
matrimoniales. L’appropriation incontrôlée et incalculée de mouvements féministes européens, historiquement fondés sur des luttes contre un patriarcat spécifique au contexte occidental, a progressivement effacé, marginalisé ou dévalorisé les systèmes locaux de pouvoir féminin. En focalisant les revendications sur des combats importés, les dynamiques sociales africaines ont parfois omis les fondements cardinaux de l’autorité féminine, pourtant essentiels à la cohésion et à la stabilité sociale.
Cette transposition a également généré des ambiguïtés dans l’imaginaire collectif. Les célébrations du « 8 mars », initialement pensées comme un moment de reconnaissances des luttes sociales, se sont peu à peu transformées en espaces de malentendus : marchandisation de la journée, dérives festives, marginalisation des véritables enjeux politiques et éducatifs, dilution du sens profond du rôle historique de la femme dans le maintien du vivre-ensemble. Dans un contexte marqué par l’accroissement alarmante des féminicides, l’effritement des solidarités familiales, la paupérisation des jeunes femmes, la perte de repères éducatifs et l invisibilisation des savoirs féminins, il devient urgent de redonner sens et « raison » à l’histoire locale et de réexaminer les fondements endogènes de la place de la femme aujourd’hui.
Ainsi, la conférence-ateliers « Réserves matrimoniales, droits de la femme et humanités numériques en Afrique » vise à répondre à une série de questionnements critiques :
- Que représentaient réellement les réserves matrimoniales dans les sociétés africaines traditionnelles anciennes ?
- Quels droits, pouvoirs et responsabilités conféraient les réserves matrimoniales aux femmes ?
- Comment les combats contemporains ont-ils transformé et parfois dénaturé cet héritage ?
- Pourquoi le mois dédie à la femme laisse-t-il apparaître tant de contradictions, de dérives et de violences symboliques ?
- Quelles urgences réelles pour la femme africaine aujourd’hui : revendiquer des «droits nouveaux» ou revitaliser des pouvoirs anciens ?
- Comment les humanités numériques peuvent-elles devenir un espace de sauvegarde, d’expression et de réinvention des matrimoines ?
En adressant ces questions, cette Conférence-ateliers se positionne comme un espace d’échange scientifique, culturel et communautaire visant à réactiver le dialogue entre générations, disciplines et institutions. En rassemblant enseignants-chercheurs, autorités traditionnelles, responsables culturels, associations de femmes, artistes, artisans, jeunes et communautés locales, l’évènement
entend créer un terrain fertile pour analyser la continuité ou la rupture entre les héritages du passé et les défis contemporains. Les ateliers pratiques (tricotage, tressage, esthétique africaine, vannerie, arts culinaires et thérapeutiques, perlage, médiation et non-violence) ne constituent pas seulement des activités artisanales : ils matérialisent davantage les capacités créatives, économiques et éducatives des femmes africaines. Ces savoir-faire, transmis de mère en fille/fils, représentaient jadis des mécanismes de structuration de la famille, de gestion des ressources et de régulation sociale. Leur réactivation permet non seulement de revaloriser les compétences féminines, mais aussi d’outiller les jeunes générations face à la crise économique, aux tensions sociales et à la fragilisation de la paix familiale et sociale.
L’intégration des humanités numériques constitue un autre volet innovant du projet. Les outils numériques (archives en ligne, plateformes participatives, documentaires interactifs, cartographies culturelles, podcasts, numérisation des objets matrimoniaux) permettent aujourd’hui de sauvegarder ces patrimoines menacés, de leur donner une visibilité contemporaine et d’offrir aux jeunes une voie nouvelle d’appropriation et de création. Le numérique devient ainsi un lieu de résistance contre l’oubli, un espace de résilience et de transmission intergénérationnelle et une opportunité économique pour les femmes et les filles.
Enfin, cette Conférence-ateliers marque une étape fondatrice dans la mise en place du futur Centre des Cultures Marronnes, porté par l’Association Lessa’a (L-ACRED) en collaboration avec Action Sociale africaine (ASA). Il s’agit d’un espace dédié à l’interprétation, à la recherche, à la conservation, à la diffusion des archives matrimoniales et à l’innovation culturelle. Ce centre se veut un pivot stratégique pour repenser les rapports de genre, écouter et revaloriser les communautés féminines et renforcer la paix sociale à partir des ressources du matrimoine.
Dans un contexte de fragilisation sociale, de violences basées sur le genre, de crises identitaires et de perte de mémoire collective, cette conférence-ateliers offre un horizon : celui d’une redécouverte des réserves matrimoniales africaines, non pas comme nostalgie, mais comme levier pour transformer le présent et imaginer des futurs plus équilibrés et éthiques, plus justes et plus ancrés dans les réalités culturelles africaines.
AXES THÉMATIQUES DE LA CONFÉRENCE
Axe 1- Archives matrimoniales, pouvoir féminin et histoire sociale
Cet axe voudrait analyser les réserves matrimoniales dans les sociétés africaines précoloniales :
formes de pouvoir féminin, structures éducatives, mécanismes de pacification, transmissions intergénérationnelles, mécanismes de soins et d’hospitalité, structures religieuses et spirituelles.
Axe 2-Droits des femmes, violences de genre et mutations contemporaines
Réflexion sur l’impact des transformations sociales (colonisation, globalisation, féminismes importés, dynamiques urbaines, crise de l’humain et violences basées sur le genre) sur la place et les droits de la femme africaine aujourd’hui.
Axe 3- Humanités numériques et préservation des matrimoines
Cet axe voudrait analyser le potentiel du numérique pour sauvegarder, valoriser et diffuser les savoirs féminins : archives numériques, plateformes participatives, productions audiovisuelles, innovations pédagogiques.
Axe 4- Ateliers pratiques : transmission, créativité et autonomisation
Ateliers de savoir-faire matrimoniales comme moyens d’éducation, de résilience sociale et culturelle et d’empowerment économique.
Atelier1 : Conservation et transformations agroalimentaire
Atelier 2 : Initiation à l’Usage de l’IA dans la promotion des matrimoines culturels
Atelier 3 : Protection de l’environnement et de la biodiversité
Atelier4 : Arts culinaires et esthétique africaine
Atelier 5 : Médiation culturelle et construction de la paix
Axe 5 – Femmes, jeunesse et avenir des matrimoines culturels
Il s’agit ici d’examiner le rôle des jeunes filles, des associations féminines et des collectifs culturels dans la revitalisation, l’adaptation ou la réinvention des réserves matrimoniales. Il est également question ici de mener des réflexions prospectives pour répondre à la crise sociale actuelle fragilisant davantage les femmes et les jeunes filles (féminicides, violences diverses et frustrations permanentes).
MODALITÉS DE SOUMISSION DES PROPOSITIONS
Les chercheur.e.s, praticien.ne.s, artistes, responsables culturels, associations et acteurs communautaires sont invités à soumettre des propositions de communication ou d’atelier autour des axes ci-dessus.
Le dossier de soumission doit comprendre :
– Un résumé en Français et en Anglais de 250 à 300 mots comprenant :
- Un titre clair et représentatif,
- L’axe choisi,
- La forme d’intervention souhaitée : communication scientifique, atelier pratique, table- ronde, performance, témoignage professionnel, etc.,
– Une courte biographie (100 mots), attachée à la suite du résumé
-Les besoins techniques éventuels (vidéoprojecteur, tables, matériel spécifique, etc.).
Les propositions devront être envoyées aux adresses suivantes :
centredesculturesmarronnes@gmail.com; mbognilucie@yahoo.com,
Calendrier :
Date limite de soumission : 01 février 2026
Notification d’acceptation : 15 février 2026
Dates de la conférence-atelier : 06-07 mars 2026
CONDITIONS DE PARTICIPATION
Afin de garantir la bonne organisation de l’évènement et la qualité logistique des ateliers, chaque intervenant(e) (conférencier, animateur d’atelier, panéliste) sélectionné.e est invité(e) à contribuer symboliquement aux frais de participation selon la répartition ci-après :
- Montant : 10 000 Fcfa (pour les membres de l’AFCD, ASA, Lessa’a )
- 20 000 Fcfa pour les non-membres
- 50 000 pour les organisations.
Contribution payable après acceptation de la communication.
- La participation donne droit à :
- Le kit du participant,
- L’accès aux ateliers et conférences,
- La collation et le matériel de base,
- Un certificat officiel de participation,
- L’inclusion dans les actes ou supports numériques de la conférence.
Participation du public
- Les ateliers pratiques peuvent nécessiter une participation minime aux matériaux (fils, perles, accessoires…) que les participants aux ateliers devraient apporter avec eux.
- L’entrée aux conférences est gratuite.
Engagement des intervenant(e)s
- Respecter la thématique générale et les valeurs de l’évènement.
- Transmettre la version numérique de leur intervention pour archivage au Centre des Cultures Marronnes/Action Sociale Africaine.
- Participer aux échanges intergénérationnels (jeunes, femmes, autorités, experts).
- Respecter les règles éthiques concernant l’image, les témoignages et les données culturelles
ORGANISATEURS ET PARTENARIATS
La présente conférence-ateliers bénéficie de l’accord formel de partenariat de l’Alliance Franco-Camerounaise de Dschang (AFCD), dont l’implication renforce la portée culturelle, éducative et citoyenne de l’évènement. Elle est co-organisée par Action Sociale Africaine (ASA) et l’Association Lessa’a (L-ACRED), à travers son Centre des Cultures Marronnes, structure dédiée à l’écoute thérapeutique des groupes vulnérables, à la recherche et l’interprétation, à la sauvegarde et à la valorisation des archives matrimoniales africaines. Cette synergie institutionnelle (qui reste ouverte à d’autre partenariats possibles), offre à la rencontre une assise solide, plurielle et innovante, garantissant à la fois une rigueur scientifique, une ouverture au public et une mise en valeur durable des savoirs féminins et des matrimoines culturels mobilisés.
CONFERENCE–WORKSHOPS
Matrimonial Reserves, Women’s Rights and Digital Humanities in Africa
(English version)
CONTEXT AND JUSTIFICATION
Matrimonial reserves constitute one of the most overlooked, yet most structuring, dimensions of African social history. They refer altogether to a set of practices, knowledge, values and dispositions that defined the place and/or the role of women in precolonial societies: child education, family organization, management of domestic resources, cultural transmission, social mediation, preservation of peace, and participation in economic regulation. These “matrimonies” represented authentic vectors of female power, rooted in intergenerational practices and recognized as foundations of social balance.
These systems, far from being static or folkloric, formed a coherent social architecture in which women exercised concrete powers, often obscured by colonial narratives and by contemporary representations shaped around patriarchal domination. The responsibilities entrusted to women, whether in the management of social reproduction, transmission rites, culinary and
therapeutic resources, or mechanisms of pacification, constituted various forms of authority, legitimacy, and symbolic control in the community.
However, a complete break out has occurred by the early 20th century. Colonial contact, the widespread of European social models, the adoption of exogenous legal systems, and economic reconfigurations progressively weakened these matrimonial reserves. The appropriation of European feminist movements, historically rooted in struggles against forms of patriarchy specific to Western contexts, gradually erased, marginalized, or devalued local systems of female power. By focusing claims on imported struggles, African dynamics have sometimes overlooked foundational elements of women’s authority that remain essential to social cohesion and stability.
This transposition has also generated ambiguities in the collective imagination. Celebrations of “March 8,” initially adopted as a moment for acknowledging women social struggles, have gradually turned into circumstances of misunderstanding: commercialization of the day, festive excesses, marginalization of genuine political and educational issues, and dilution of the deeper meaning of women’s historical role in maintaining social harmony. In a context marked by the alarming growth of femicides, the erosion of family solidarities, the increasing impoverishment of young women, the loss of educational benchmarks, and the invisibilization of women’s knowledge, it has become urgent to restore local history and to re-examine the endogenous foundations of women’s role in society.
Thus, the Conference–workshops “Matrimonial Reserves, Women’s Rights and Digital Humanities in Africa” aim to address to a series of critical questions:
- What did matrimonial reserves truly encompass in former traditional African societies?
- What rights, powers and responsibilities did they confer upon women?
- How have contemporary struggles transformed, or sometimes distorted, this heritage?
- Why does the Month of Women reveal so many contradictions, deviations and symbolic violence?
- What are the real challenges African women are facing up today: claiming new rights or revitalizing traditional power?
- How can digital humanities serve as a framework for safeguarding, expressing, and reinventing matrimonies?
From the above questions, the Conference-workshops act as a scientific, cultural and community space designed to revigorate dialogue across generations, disciplines and institutions.
By bringing together scholars, traditional authorities, cultural leaders, women’s associations, artists, craftmen, youth, and local communities, it seeks to build fertile ground for analyzing continuities and breaks between past legacies and contemporary challenges. The practical workshops (knitting, braiding, African aesthetics, basketry, culinary and therapeutic arts, beadwork, mediation and non-violence) are not merely craftworks: they materialize the creative, economic and educational capacities of African women. These skills, transmitted from mother to daughter, once served as mechanisms for structuring households, managing resources and maintaining social regulation. Their revitalization not only reshapes women’s competencies but also equips younger generations facing economic crisis, social tensions and the fragilization of family and community peace.
The integration of digital humanities represents another innovative component of the project. Digital tools (online archives, participatory platforms, interactive documentaries, cultural cartographies, podcasts, digitization of matrimonial objects) now make it possible to safeguard endangered heritage, enhance its contemporary visibility and offer youth new pathways for appropriation and creativity. Digital technologies thus become a space of resistance against oblivion, a locus of resilience and intergenerational transmission, and an economic opportunity for women and girls.
Finally, this Conference–workshops marks a foundational step toward the creation of the future Centre for Maroon Cultures, under the mentorship of Lessa’a Association (L-ACRED) in collaboration with Action Sociale Africaine (ASA). It is viewed as a space devoted to interpretation, research, conservation, dissemination of matrimonial archives and cultural innovation. This centre aims to become a strategic think tank for gender relations, listening and revaluing women’s communities, and strengthening social peace from the matrimony resources.
In a context of social fragility, gender-based violence, identity crises and collective memory loss, this Conference–workshops offer a framework: the rediscovery of African matrimonial reserves, not as nostalgia, but as an asset for transforming the present and imagining ethically and culturally grounded futures.
AXES OF THE CONFERENCE
Axis 1 – Matrimonial Archives, Female Power and Social History
This axis explores matrimonial reserves in precolonial African societies: forms of female authority, educational structures, mechanisms of pacification, intergenerational transmission, care and hospitality practices, and religious or spiritual dimensions
Axis 2 – Women’s Rights, Gender Violence and Contemporary Transformations
The focus here in on the impact of social transformations (colonization, globalization, imported feminisms, urban dynamics, human crisis, gender-based violence) on the place and rights of African women today.
Axis 3 – Digital Humanities and the Preservation of Matrimonies
This axis analyzes the potential of digital tools for safeguarding, valorizing and disseminating women’s knowledge: digital archives, participatory platforms, audiovisual productions, and pedagogical innovations.
Axis 4 – Practical Workshops: Transmission, Creativity and Empowerment
Workshops on matrimonial know-how as tools for education, social and cultural resilience, and economic empowerment.”
Workshop 1: Food preservation and agro-food bio processing
Workshop 2: Introduction to the use of AI in the promotion of cultural matrimonies
Workshop 3: Environmental and biodiversity protection Workshop 4: Culinary arts and African aesthetics Workshop 5: Cultural mediation and peacebuilding
Axis 5 – Women, Youth and the Future of Cultural Matrimonies
This axis examines the role of young girls, women’s associations and cultural collectives in revitalizing, adapting or reinventing matrimonial reserves. It also opens prospective reflections on today’s social crises affecting women and girls (feminicides, various forms of violence, continuous frustrations).
SUBMISSION GUIDELINES
Researchers, practitioners, artists, cultural leaders, associations and community actors are invited to submit proposals for communications or workshops addressing any of the axes above.
The submission file must include:
-A 250–300 French and English word abstract including:
- A clear and relevant title,
- The chosen axis,
- The preferred format of intervention: academic paper, practical workshop, round table, performance, professional testimony, etc.
-A short biography (100 words), attached to the abstract
-Any technical requirements (projector, tables, specific materials, etc.)
Proposals must be sent to the following addresses: centredesculturesmarronnes@gmail.com ; mbognilucie@yahoo.com (to be completed) Schedule:
Submission deadline: 1 February 2026
Notification of acceptance: 15 February 2026
Conference–Workshop dates: 6–7 March 2026
PARTICIPATION REQUIREMENTS
To ensure smooth organization and the logistical quality of the workshops, each selected participant (speaker, workshop facilitator, panelist) is invited symbolically to provide the following fees:
· Amount:
- 10,000 FCFA (members of AFCD, ASA, Lessa’a)
- 20,000 FCFA (non-members)
- 50 000 (organization/institution)
The symbolic contribution is made after the acceptance of the proposal.
- Participants are entitled to:
- Participant’s kit
- Access to workshops and conferences
- Refreshments and basic materials
- Official certificate of participation
- Inclusion in the conference proceedings or digital outputs
Public Participation
- Practical workshops may require participants to bring minimal materials (thread, beads, accessories, etc.)
- Entrance to conferences is free of
Commitments of Participants
- Respect the overall theme and values of the event
- Submit the digital version of their intervention for archiving at the Centre for Maroon Cultures / Action Sociale Africaine
- Participate in intergenerational exchanges (youth, women, authorities, experts)
- Respect ethical rules concerning images, testimonies, and sensitive cultural data
ORGANIZERS AND PARTNERSHIPS
This Conference–workshops benefits from the formal partnership agreement of the Franco-Cameroonian Alliance of Dschang (AFCD), whose involvement enhances the cultural, educational and civic dimension of the event. It is co-organized by Action Sociale Africaine (ASA) and the Lessa’a Association (L-ACRED), through its Centre for Maroonnes Cultures, a structure dedicated to therapeutic listening for vulnerable groups, research and interpretation, and the safeguarding and valorization of African matrimonial archives. This institutional synergy leads to additional partnerships and provides the event with a solid, plural and innovative foundation, ensuring scientific rigor, public accessibility and the long-term valorization of women’s knowledge and mobilized matrimonies.